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BENJY : BEAU GOSSE ATTITUDE



Parmi la foultitude de nazes qui occupent le petit écran (enfin, petit, ça dépend des moyens qu’on a) et qui se prennent pour des stars, il en existe un qui bat des records de beaufitude se voyant élite, Benjamin Castaldi. Penchons-nous sur son cas de narcisse pathétique, histoire d’oublier la crise quelques minutes. C’est simple, Castaldi Junior est l’incarnation de l’abruti-type qui pense qu’il a le quotient intellectuel d’Albert Einstein, le physique de Brad Pitt, et la répartie de Coluche. Grâce à Dieu (à genoux mécréants impies !), la plupart de bouffons prétentieux est inoffensive. Leur action se résume à se masturber devant un miroir et quand ils sortent, il suffit de les éviter, comme un évite un secteur de pestiférés. Le problème avec Benjy, c’est qu’il passe à la télé et que même en zappant, on peut voir sa gueule de ravi de la crèche, au sourire absolument niais. Castaldi, c’est un peu un Mickaël Vendetta qui aurait réussi (d’ailleurs ils ont un air de famille), un crétin parfait qui se croit issu de la cuisse de Jupiter et qui se conforte dans le soutien de quelques idiots qui, comme lui, pensent que réussir c’est passer à la télé et gagner de l’argent.

UN PARCOURS EXEMPLAIRE

Pour ce faire, Benjamin a mis toutes les chances de son côté : grandes études, culture imparable. Ah non, c’est pas ça ? Au temps pour moi. En fait, ses études, c’est une licence de science-éco (la matière qui t’apprend à te faire du pognon, vachement spirituel, quoi), pour pouvoir préparer sciences-po. Pas de bol, il foire et devient instantanément obèse, de désarroi. Mais heureusement, Papa Jean-Pierre est là. Il est acteur, et a quelques réseaux, donc, il lui fait faire un régime express et le refile à Drucker, qui lui fait présenter la chronique ciné de Studio Gabriel. Oui, il s’y connaît autant en cinéma qu’un ado qui tient un blog sur AlloCiné, mais bon, c’est pas grave. Drucker repère vite son côté populaire, c’est-à-dire con comme un public de télé. Benjy a trouvé sa voie, con professionnel. Très vite, il enchaîne les grandes émissions culturelles : Célébrités, Loft Story, Nouvelle Star, Secret Story… c’est là qu’il accumule une nuée de fans au Q.I. de moule, qui s’identifient à lui ou qui veulent l’épouser, c’est selon. C’est là aussi, qu’il devient la cible des paparazzi, l’un n’allant pas sans l’autre, et qu’avec Miss Podium, (Flavie Flament) ils enchaînent les couv’ de Voici ; malgré lui, dit-il. Se succèdent alors ses passages télés, pour venir chialer comme une merde contre les salauds qui exploitent sa vie privée et qui ont brisé son couple. C’est vrai qu’il déteste parler de sa vie, le pauvre Benjamin. Pour le prouver, il suffit de regarder ses émissions. Quoi de plus logique que de mettre en procès les journaux qu’il lisait pour préparer Célébrités, une émission sur la vie privée des pipoles ? Reconnaissons aussi que Loft et Secret Story ne sont absolument pas des émissions voyeuristes, qui montrent l’intimité des candidats. Enfin, pour bien montrer qu’il est un mec intègre qui n’exploite pas sa vie privée à des fins bassement commerciales, il n’a jamais fait aucun livre parlant de sa grand-mère Simone Signoret et n’en a jamais fait la promo télé.

LA MODESTIE L’ÉTOUFFE

Non, Benjy est un mec bien et surtout très humble. Pour prouver qu’il ne se prend pas pour l’homme parfait, il n’a jamais fait d’émissions où il affronte des candidats dans des épreuves physiques et culturelles, aaargh, pardon, je m’étrangle. En plus, il a perdu contre une gonzesse, wouah la honte… Non, c’est méchant, après tout on s’en tape de ses défauts personnels, l’essentiel c’est qu’il est un des meilleurs animateurs de sa génération, presque aussi bon que Nikos Aliagas, c’est dire. Grâce à lui, La Nouvelle Star, odieuse émission musicale où les candidats savent chanter et autre chose que la playlist de NRJ, devenait enfin intéressante. Castaldi, possède un talent inimitable, pour s’enflammer quand il ne se passe rien et faire applaudir son public de robots, pour gueuler avec un sourire débile « tapez 1 » ou « on se retrouve après la pub », et pour réussir à nous faire croire que Steevy et Loana sont des gens passionnants. Bref, pour faire du plein avec du vide. Benjamin Castaldi, c’est le médiateur du néant, le pape du superficiel, le prophète d’une génération de décérébrés insipides, qui croient avoir tout compris de la vie. Les pauvres.

jeudi 29 janvier 2009