O'zons

NICO : PROFESSION : ENCULEUR DE MOUCHES



Ça y est, c’est parti, l’année 2009 commence sur les rails pour la locomotive présidentielle, lancée à 500 km/h vers un pont encore en cours de construction, mais sans thunes pour le construire. Speedy Sarkolez continue son entreprise titanesque d’annonces de réformes à tout va, histoire de masquer qu’il brasse du vent comme un moulin à cocaïne. Pour continuer à donner cette illusion de mouvement perpétuel qui tourne à vide, (c’est le principe du mouvement perpétuel, bande d’ignares) il nous propose un vague remaniement de son train gouvernemental…

Youpi, se dit-on, enfin, le remaniement ministériel tant attendu : la bande de brêles en place va enfin laisser ses postes à une nouvelle bande de nazes, avec un peu de chance, moins nuls que les autres. Pauvres naïfs que nous sommes, c’était sans conter sur notre malicieux président, aussi digne de confiance dans ses promesses qu’un pape prédisant le retour prochain de Jésus. Remarquez, si on va par là, il a juste un promis un remaniement. En revanche, la sodomie qu’effectue avec joie le petit Nicolas, se situe dans notre attente d’un remaniement total ; en fait non, la plupart reste en place et surtout Fillon. En même temps, il faut vraiment croire que le père Noël n’a jamais sucé ses cerfs, ni enculé un lutin, pour penser que Sarko fait cela pour nous et non pour asseoir son omnipotence. Un premier ministre fantomatique, soumis à son maître comme Soubrette Lola au fouet de sa Domina, ne peut que satisfaire les exigences d’un président avide de contrôle absolu et pro de la communication. Ses choix de chaises musicales le prouvent, tout est calculé.

CAMPAGNE DE COM’ PERPETUELLE

C’est simple, à part pour nous jeter encore de la poudre aux yeux, on ne voit aucune logique dans ces choix, aussi absurdes que le fruit d’une éventuelle copulation fantastique de Samuel Beckett et des Monty Python. Avec la plus rigoureuse honnêteté journalistique, dénuée de tout engagement partisan du côté gauche de l’échiquier politique (pas de ça chez nous), on ne peut s’empêcher de voir une parodie de campagne de communication visant à réhabiliter l’image entachée d’excréments du gouvernement, et , par la même occasion, de peaufiner son aspect dynamique. Prenons pour exemple, l’immigration et identité nationale : Brice de Vichyce, de « race » Aryenne donne une odeur de gaz à ce ministère, on le remplace par Eric Besson. Son image de Super-Judas ne va pas s’arranger, mais le message est fort, un « socialiste » au poste le plus à droite du gouvernement, né au Maroc de mère Libanaise. Les immigrés sont tranquilles, c’est un presque étranger qui les expulse. Quant à l’intéressé, après avoir trahi la mère de tutelle (Ségolène) il trahit sa vraie mère, espérons qu’il puisse se regarder dans la glace sans vomir. Notons au passage que Sarko lui a garanti tout son soutien, normal, un vrai Brutus sait repérer un frère. Quant à Hortefeux, il passe au social, au final, rien de neuf, il expulsait des étrangers avec humanité (devant les écoles, dans les centres de rétention, par les fenêtres…) maintenant il expulsera les ouvriers des usines qui délocalisent en Chine, ça va, il ne sera pas trop dépaysé, et sera probablement à la place de Fillon après les Européennes. Enfin, pour lui donner un air moins raciste on lui met Fadéla Amara en sous ministre de la ville. Elle aurait pu être la sœur de Besson, qui dénigrait Sarkozy un an auparavant, comme elle parlait de « Monsieur ADN » le dégueulasse. De même, pour calmer les lycéens, Darcos est désormais assisté par M. Emmaüs, Martin Hirsch et Richard Descoins, ancien assistant de Jack Lang (ah, un signe d’ouverture ?) et responsable de l’accès des ZUP à Sciences-po. Les deux dernières nominations sont des promotions, une fausse et une vraie. Celle de Nathalie Kosciusko-Morizet qui prend le poste de Besson à la Prospective, en remerciement d’avoir ouvert sa gueule et organisé le grenelle de l’environnement ; et enfin Xavier Bertrand, le chienchien à son mai-maître qui vient d’avoir le nonosse UMP, en remerciement de ses frotti-frotta sur la jambe de Papa. Même si l’on se demande si le mari de la chanteuse, ne se méfierait pas des ambitions latentes de son poulain, et l’aurait neutralisé en le rapprochant de Copé, paralysant ainsi ses probables futurs traîtres et éventuels successeurs. Mais comme l’UMP est aussi mystérieuse que les maîtres du jeu de Fort Boyard (et aussi féroce que ses tigres), on ne peut que se perdre en conjectures.

Voilà, un grand foutage de gueule magistral, comme Sarkoléon en a le secret. Mais, ne vous pendez pas tout de suite, nos héros sont motivés et « l’année 2009 commence sur des chapeaux de roues », comme le dit si bien Élisabeth Tessier tous les ans, pour vendre son PQ.

jeudi 29 janvier 2009