O'zons

Nico reviens, j’ai fait des raviolis !



Il aura suffi d’une déclaration de Juppé et d’un sondage pour alimenter tous les fantasmes. Oui, les filles il est de retour, beau, blond, musclé, engagé au PSG… Euh…Non, ce n’est pas le bon sauveur imposé, celui-ci est moins beau, plus petit, plus vieux et a ruiné la France : Sarko sous vos applaudissements, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, comme disait son meilleur ami Jacques Martin.

On ne sait pas qu’elle mouche a piqué les media pour annoncer son retour, comme si l’élection présidentielle était demain, et que le peuple l’avait plébiscité, tel un joueur de foot aux pouvoirs surhumains et au salaire mirobolant, qu’il allait, tel un Robin des Bois des temps modernes, généreusement distribuer à ces masses faméliques. En même temps on connaît l’animal politique et on sait que la présidentielle 2007, il la préparait depuis dix ans. Évidemment ça n’arrange pas tout le monde à droite. Raffarin par exemple, qui, en se laissant aller à ses fantasmes les plus fous, la main descendant subrepticement vers son entre-jambe, s’imagine en candidat, ouh c’est chaud, et un peu dégueulasse aussi. Mais, surtout impossible : il sait qu’il n’a aucune chance, alors il critique le chef, juste pour exister politiquement. Mais les plus dérangés, c’est Copé et Fillon qui seraient presque prêts à s’allier pour l’aider à glisser par accident dans l’escalier. Et aussi, naturellement, Borloo, en embuscade à la buvette, attendant, tel Lao Tseu, de voir le cadavre de son ennemi flotter dans son pastis.

Parallèlement, le salon de l’agriculture a vu toute la ménagerie politique, déambuler pour vérifier si les vaches hennissent. Superbe moyen de se faire voir des caméras et de draguer le potentiel futur électeur, déçu d’un gouvernement très présent dans les media, et dont les beaux discours masquent mal les actes, tous domaines confondus. Un boulevard de taxes en tous genres, laissant libre cours aux Fachos Nazis, euh pardon au Front National, visant à nous faire croire qu’avec eux on ne payera pas d’impôts. Spectacle aussi ridicule qu’une main au cul des vaches, Marine et sa nièce, Mongolita, euh non, Marion, évadées de leur château avec leur avocat, Maître Connard, pardon, Collard, pour aller faire une expérience scientifique un peu rébarbative : scruter les bouseux. Collard, lui pensait qu’il s’agissait de venir sodomiser des vaches, mais il est un peu con.

Entre la guerre qui s’enlise au Mali, les usines qui ferment à la chaîne, les lasagnes au cheval et bientôt au rat et au SDF, tant qu’on y est ; l’augmentation du chômage, des impôts, de la TVA et de l’essence, les nouveaux radars, les vacances d’été... Finalement, pas de quoi se réjouir. Mais celle qui doit le plus détester le mois de février, c’est Valérie Trierweiler, qui n’aura pas pu empêcher la nomination de Ségolène Royal à la BPI et qui doit en faire des cauchemars.

dimanche 3 mars 2013